Comment ça marche ?
Ca se conduit, un satellite?
Oui, on peut conduire un satellite mais à condition de ne pas s’y prendre comme sur une voiture. Ici, pas de slaloms, pas d’allers-retours et prière de freiner pour doubler un satellite qui traîne la patte. Dépaysement garanti…
Deux philosophies du voyage…
Il y a deux raisons pour vouloir conduire un satellite. La première, c’est de vouloir le maintenir sur son orbite ; la seconde, c’est de vouloir l’amener à son orbite finale. Dans le premier cas, il faut compenser la tendance du satellite à s’éloigner de son orbite. Plusieurs causes à ce phénomène : le résidu de frottement dû à l’atmosphère terrestre, le vent solaire, les irrégularités de la Terre qui n’est pas parfaitement sphérique… En actionnant brièvement ses moteurs, on le fait rejoindre sa « voie de circulation ».
Atteindre l’orbite finale
C’est le deuxième cas. Il concerne surtout les satellites géostationnaires*, très hauts dans le ciel, à 36 000 km. Un lanceur* ne peut pas d’un seul coup les propulser si loin de manière parfaitement circulaire. Le lanceur amène d’abord le satellite sur une première orbite dite
« de transfert ». En « lâchant » le satellite à 600 km d’altitude, le lanceur lui donne une vitesse suffisante pour avoir une orbite elliptique, c’est-à-dire dont la distance au centre de la Terre est fluctuante, avec un point très éloigné (« l’apogée* », dans ce cas vers 35 700 km) et un point très proche (le « périgée* »). On profitera du point le plus élevé, où la résistance de l’atmosphère est la plus faible, pour donner, grâce aux moteurs du satellites, la vitesse supplémentaire nécessaire pour circulariser l’orbite finale. Terminus, tout le monde descend !
Conduire ou vieillir, il faut choisir
Mais les réserves en ergol* des satellites sont limitées. Il faut donc réduire au maximum ces corrections de trajectoire pour augmenter leur durée de vie. Le vrai moteur du satellite reste la gravitation autour de la Terre. Et si un satellite de la même orbite vient à gêner, il faudra mieux freiner pour tomber un peu et rejoindre une orbite plus basse, à laquelle la vitesse angulaire, plus élevée, permettra de doubler le retardataire avant de remonter sur son orbite normale…











