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Comment ça marche ?

Branché sur le soleil

Le soleil, notre planète, joue un rôle clef dans la vie d’un satellite. De ce point de vue, les satellites ont été parmi les premiers à respecter les principes du développement durable. Mais le soleil ne se laisse pas facilement apprivoiser…

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Une vraie boule d’énergie

L’énergie, pour la vie en général et pour les satellites en particulier, c’est vital. Pas de ravitaillement en vol possible ! Les satellites ne peuvent donc compter que sur deux sources d’énergie : du carburant embarqué qu’il faut économiser au maximum car c’est grâce à lui que l’on corrige l’orbite du satellite ; et de l’électricité qu’il doit fabriquer, stocker et distribuer lui-même pour fonctionner. Pour ce faire, on utilise soit des panneaux solaires, quand leur orientation par rapport au soleil le permet, soit une sorte de seconde peau composée de capteurs qui recouvre toute la coquille du satellite. Ainsi le satellite, ce drôle d’insecte, a-t-il des ailes, ou pas…

 

Elle est où la prise de courant ?

Tu l’as compris, l’énergie solaire, il faut pouvoir la capter. Et ce n’est pas si simple que cela. Il faut des photopiles, souvent composé d’arséniure de gallium, un semi-conducteur qui transforme les photons solaires en électrons, donc en électricité. Mais pour cela il faut beaucoup de photopiles, donc de grands panneaux solaires car on perd de l’énergie en cours de route.

 

On ne peut pas arrêter de bouger un peu ?

Eh bien non. Tout tourne, dans l’espace. Or, les panneaux solaires doivent être à la perpendiculaire des rayons solaires pour bien fonctionner. Il faut donc sans cesse adapter la position des panneaux (ce qui demande encore de l’énergie !) et dissocier leur mouvement du reste du satellite qui, lui, doit regarder la Terre pour communiquer avec elle… En plus, les satellites, surtout ceux qui sont en orbite basse et qui tournent très vite autour de la Terre, se trouvent souvent dans l’ombre de celle-ci : il faut donc des batteries capables de stocker l’énergie pour la distribuer quand le soleil fait défaut. Et comme tu as pu le constater avec ton baladeur numérique, une batterie n’est pas éternelle…

 

Il faut ECONOMISER

Les satellites de communication sont fort gourmands : normal, il doivent recueillir un signal, l’amplifier et le redistribuer. Les satellites dotés d’instruments passifs, c’est-à-dire qui ne font que recevoir de l’information, consomment moins. Mais tous doivent économiser : leur électronique embarquée, par exemple, est conçue pour être très frugale. Du coup, un satellite « gourmand » n’utilise que 10 kilowatts environ de puissance électrique, ce qui correspond à la puissance électrique d’un appartement de taille moyenne.

 
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