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Comment ça marche ?

Attention bouchons !

Avec Spoutnik* 1, en 1957, débute la conquête de l’espace par l’homme. Mais seuls les esprits les plus farfelus imaginaient alors qu’allait se développer un véritable marché des satellites. Cinquante ans après, on se bouscule au portillon pour pouvoir avoir
« son » satellite…

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Dépassés, les satellites ?

Au tout début des années 80, l’apparition de la fibre optique a laissé penser que les satellites allaient connaître une période creuse. Mais pas du tout. Avec l’apparition de nouveaux marchés, le développement d’Internet et de la téléphonie mobile, la dérégulation du marché de la communication qui a entraîné une multiplication des opérateurs et la nécessité de remplacer les vieux satellites, le marché des satellites a explosé. On envoie dans l’espace environ 80 satellites par an aujourd’hui, contre 5 à peine au début des années 80 !

 

L’espace, c’est grand, et pourtant…

Certains types d’orbites sont plus demandés que d’autres, notamment les orbites basses (entre 400 et 1 000 km d’altitude) et les orbites hautes (souvent géosynchrone, très utiles pour les satellites de communication, à 35 700 km d’altitude). Il y a encore quelques années, on ne se faisait guère de souci pour ces dernières. Car plus on est haut, plus la circonférence disponible pour « placer » ses satellites est grande : 250 000 km. Mais c’était sans compter sur le fait que certaines fenêtres orbitales sont plus prisées que d’autres pour couvrir les territoires concernés. L’UIT, l’Union internationale des télécommunications, se charge d’organiser et de contrôler l’envoi des satellites géostationnaires : à qui le tour ?

 

5 000 ou 2 000 satellites ?

Ça dépend si on compte ceux qui sont en service ou si on dénombre tous ceux qui ont été envoyés dans l’espace. Aujourd’hui, 600 satellites sont en activité autour de la Terre. Mais ce sont plus de
12 000 objets, vieux débris de satellites désagrégés, coiffes de fusées, qui gravitent à toute allure dans l’espace, représentant 4 000 tonnes de métal et quelques centaines de milliers d’objets mesurant de 1 à 10 cm pouvant se transformer en projectiles mortels pour les satellites en activité. Le North American Air Defense Command et le Centre national d’études spatiales français (Cnes), via des télescopes spécialisés et des radars, se chargent de surveiller ces poubelles ambulantes.

 
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