Quel lanceur s'il vous plait ?
Toujours plus fort
Il est loin le temps où les lanceurs ne pouvaient envoyer que de « petits » satellites de 2 ou 3 tonnes en orbite basse. Aujourd’hui, les lanceurs modernes sont des monstres de puissance capables d’envoyer plusieurs satellites de plusieurs tonnes en même temps en orbite géostationnaire* ! Revue de détails…
1. H2 - JAPON 2. ARIANE 44L - EUROPE
3. TITAN 4 - ETAS-UNIS
4. ZENITH 3 - UKRAINE/RUSSIE
5. NAVETTE - ETAS-UNIS
Depuis la fin des années 1990
Avec la chute du mur de Berlin, le paysage spatial s’est considérablement modifié. D’abord, la part des lancements strictement militaires a eu tendance à diminuer, fin de la Guerre froide oblige, au bénéfice des lancements de satellites de communication. Ceux-ci, souvent très lourds et devant être injectés sur orbite géostationnaire* ont donc nécessité l’augmentation de la puissance des lanceurs. Parallèlement, le nombre de pays à se doter de moyen de lancement a augmenté, la Chine, le Brésil, l’Inde et le Japon étant rentrés dans la course aux côtés des Russes, des Américains et des Européens.
Points communs et différences
Tous les lanceurs contemporains, du « Shuttle » américain (la navette) au « HII » japonais en passant par l’« Energya » russe ou par « Ariane 5 » fonctionnent autour d’un étage principal cryotechnique, c’est-à-dire composé d’ergols* associant hydrogène conservé à température très basse et oxygène.
Tous ont par ailleurs recours à des propulseurs d’appoint indispensables au décollage, les « boosters ». Tous, malgré des puissances très variables, peuvent emporter de très lourdes charges en orbite géostationnaire. Toutefois, certains lanceurs sont réutilisables, comme le shuttle américain qui récupère ses moteurs cryotechniques très coûteux, quand d’autres, tout en les perdant, essaient de les rentabiliser, comme Ariane 5 devenue spécialiste du double lancement de satellite !
Une fiabilité accrue
Tous ces lanceurs ont désormais une bonne fiabilité, ce qui est une condition indispensable pour décrocher les contrats de lancement avec les sociétés de télécommunication. Seules les industries encore fragiles, chinoises notamment, ont connu des difficultés de fiabilité. Néanmoins, la concurrence est extrêmement sévère et la diversification des lanceurs est à l’œuvre, notamment parce que l’on redécouvre l’utilité des orbites moyennes (MEO*), qui nécessitent moins de puissance de la part des lanceurs.
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