Quel lanceur s'il vous plaît ?
Les premières fusées !
Si les hommes rêvent, ils ne rêvent pas toujours à la paix. Les lanceurs trouvent ainsi l’origine de leur développement dans des applications militaires, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Mais ils ont su rapidement évoluer et aujourd’hui, ils servent aussi la coopération internationale, notamment avec la Station spatiale internationale (ISS*).
La compétition de la Guerre froide
Après la Seconde Guerre mondiale, le monde était dominé par les deux géants américain et soviétique qui se disputaient farouchement des zones d’influence. Il s’agissait alors de dire à l’autre à quel point on était puissant et que l’on pouvait, même à grande distance, frapper son rival si on le souhaitait. De là le développement des missiles balistiques, dans la droite lignée de la fusée allemande « V2" >V2 » pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces missiles devinrent de plus en plus performants : propulsés par des moteurs fusée, ils acquirent une puissance et une portée de plus en plus impressionnantes jusqu’à devenir intercontinentaux, c’est-à-dire capables de franchir les océans.
Une bonne idée, ça se recycle !
En matière d’aérospatial, chaque nouveau développement technique exige en moyenne une dizaine d’années de travail. Les ingénieurs, lorsqu’ils voulurent se lancer à la conquête de l’espace, ont donc d’abord utilisé les connaissances et les techniques acquises grâce aux missiles militaires. Ainsi, les deux premiers lanceurs commerciaux américains, « Atlas » et « Delta », se sont-ils construits autour de deux missiles militaires : le missile « Atlas » pour le premier, un missile intercontinental de 10 000 km de portée auquel on a ajouté un demi-étage ; le missile « Thor » pour le second, qui fit office de premier étage.
Soyouz : le goût du secret et de la simplicité
L’Union soviétique elle aussi s’est servie de son expérience militaire. Son plus célèbre lanceur,
« Soyouz » est dérivé du missile intercontinental « Zemiorka ». Au début, c’est le seul missile Zemiorka qui assurait la propulsion. Puis, les Soviétiques ont ajouté un étage supplémentaire à Soyouz, pour le rendre plus performant. La technologie de ce lanceur mythique ne semble pas avoir beaucoup évolué au cours du temps mais les informations restent très rares. Reste que sa fiabilité en a fait une véritable légende. Aujourd’hui, il participe très activement à la construction et à la vie de l’ISS : tout un symbole !











