Comment ça marche?
Gros coeur, gros moteur?
Contrairement à ce que l’on peut penser, les lanceurs ne s’appuient sur rien pour avancer : ils se contentent d’expulser de la matière. Du coup, pour avancer vite et loin, la fusée devra être très lourde. Drôle de paradoxe…
Produire son propre mouvement
Tu as sûrement déjà arrosé les plantes d’un jardin. Si la pression de l’eau est forte, tu es légèrement repoussé en arrière. Eh bien tu as là exactement le principe du moteur fusée. Comme il n’y a pas d’air dans le vide, pas de bitume ou d’eau sur lequel s’appuyer, comme pour une voiture ou un bateau, la force de propulsion provient de la quantité de matière éjectée par le moteur. Dans le cas d’une fusée, la matière, c’est le gaz produit par le mélange du carburant* et du comburant*, les deux types de produits chimiques embarqués dans les réservoirs et qui s’appellent les ergols*. La force de poussée d’une fusée est d’autant plus grande que le débit du gaz est important et que la vitesse d’éjection de ce gaz est grande.
Le gaz, une affaire de stratégie
Tu l’as compris, la question du débit et de la vitesse d’éjection des gaz est capitale. Parfois, il est difficile d’obtenir les deux en même temps. Il faut donc optimiser le rapport entre débit et vitesse d’éjection en fonction de ce que l’on veut obtenir du moteur de la fusée. Par exemple, au démarrage de la fusée, elle est très lourde puisqu’elle est chargée en ergols (90 % de sa masse totale). Il faut donc une très forte poussée pour pouvoir l’arracher au sol. Dans ce cas, on utilise des ergols en poudre qui permettent une forte poussée mais à une vitesse d’éjection relativement faible. Ce sont les fameux « boosters » que l’on voit le long d’Ariane 5. Ensuite, on passera à des ergols faits d’hydrogène et d’oxygène, extrêmement performants et à vitesse d’éjection élevée mais à poussée plus faible. Du coup, il n’y a pas un mais des moteurs sur une fusée !











