Quel lanceur s'il vous plait ?
Et pourquoi pas un avion spatial ?
Le principal défaut des lanceurs, contre lequel tentent de lutter les Américains avec la navette, est qu’ils ne sont pas réutilisables et coûtent par conséquent très chers. Ne pourrait-on envisager un véritable avion spatial ?
La navette américaine
Les États-Unis sont les premiers à avoir conçu une navette spatiale réutilisable capable d'emmener de gros satellites en orbite basse et de les rapporter sur la Terre. Six « space shuttle » ont été conçus depuis 1976 : Enterprise, Columbia, Challenger, Discovery, Atlantis et Endeavour. L'Enterprise ne fut qu’un simple démonstrateur et n'est jamais allé dans l'espace. Columbia et Challenger ont été détruites en missions. Mais le coût de lancement, dû notamment au poids au décollage d’un tel engin, est considérable.
Un domaine très secret
Beaucoup de recherches, extrêmement confidentielles, sont en cours à travers le monde. « Orion », un projet américain, est prévu pour remplacer la navette spatiale américaine. La NASA planifie son entrée en service en 2016 au plus tard pour transporter les astronautes sur la Station spatiale internationale (ISS), et en 2020 pour le transport d'astronautes sur la Lune. Ce projet semble pour l'instant le plus avancé, ou du moins le plus médiatisé, depuis l'abandon du projet « Hermès » par l'Europe.
Saut technologique
Les ingénieurs planchent sur un moyen de propulsion beaucoup plus performant en puissance, en autonomie et en légèreté pour rendre opérationnel l'avion de l'espace. Déjà, certaines sondes fonctionnent sur des principes intéressants, comme les moteurs ioniques. Il faudra sans doute à terme, pour franchir en un temps raisonnable les dix mille milliards de kilomètres que compte une seule année lumière, être capable d'éjecter des photons pour atteindre la vitesse de la lumière (300 000 km par seconde). C'est encore loin des 20 km/seconde de nos sondes d'exploration les plus perfectionnées ! Il faut continuer à rêver...









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